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Comment peut-on être catalan
?
POUR UNE PRESENCE DU CATALAN PARTOUT
Les noms de lieux
Depuis la création d'associations catalanes dans notre pays, l'une
des principales revendications a toujours été de réclamer
une présence de la langue partout. Les noms de villages correctement
écrits en catalan à l'entrée et sortie des agglomérations
ou l'installation de plaques de rue dans notre langue, sont considérés
comme une reconnaissance primordiale de l'identité et de la culture
du pays.
Il est à noter que si Sant Fèliu, Sant Esteve, Sant Joan
Pla de Corts, Vallestàvia...etc. sont totalement corrects, Saint
Feliu, Saint Estève, Saint Jean Pla de Corts, Baillestavy, Villelongue
dels Monts, étang de l'esparbé, rue darré lisglesi
( à Clairà) ..etc. sont écrits dans un volapük
tout aussi incorrect en catalan qu'en français. Si l'on peut considérer
Villefranche de
Conflent comme la traduction littérale du nom d'origine Vilafranca
de Conflent, que penser de Têt, Calces, Maureillas, Prades où
Millas qui sont l'uvre de l'arbitraire le plus total. Si Perpinyà
a donné Perpignan pourquoi Serdinya, Urbanya ou Taurinya ? On a
voulu faire croire que les noms officiels étaient français,
alors que c'est tout et n'importe quoi. Uniquement la forme catalane des
toponymes peut être considérée comme correcte.
Les noms de rues en catalan
L'apposition de plaques de nom de rues en catalan a peut-être, en
apparence, été la manifestation la plus controversée.
Les secteurs les plus réactionnaires de la population perpignanaise
ont été irrités par cette manifestation visible de
la catalanité de notre pays. Dans sa campagne pour gagner la mairie
de Perpinyà, le Front Nacional a multiplié les déclarations
opposées aux noms de rue en catalan, a fait distribuer des tracts
et fait envoyer des lettres de protestation à la mairie de Perpinyà.
Une seule et même personne bien connue du mouvement catalan a à
elle seule, arrosé la mairie de lettres signées de noms
fantaisistes et a réussi à en faire publier certaines dans
la presse, alors qu'il a été impossible de voir éditer
une seule des dizaines de lettres de lecteurs favorables au nom de rues
en catalan. Cette personne, qui réclamait une rue Robert Brasillach,
est d'ailleurs coutumière de la lettre anonyme puisqu'elle a déjà
menacé de mort de cette façon la plupart des catalanistes
connus. Tout cela et l'action dissuasive de la préfecture a réussi
à freiner, sinon à paralyser presque la pose de plaques
bilingues. La dernière tranche en date a été faite
en prenant bien soin de présenter notre langue de façon
folklorique. L'important étant, que si catalan il y a, il soit
bien présenté comme une langue secondaire et accessoire.
Pourtant nous tenons particulièrement à cette affirmation
de catalanité. D'ailleurs en Bretagne, au Pays Basque, en Alsace,
en Corse et en Occitanie, bon nombre de villages et grandes villes ont
déjà leur signalisation bilingue sans que cela ait provoqué
l'opposition hystérique que nous avons connue ici. Il est vrai
que l'extrême droite n'y obtient pas les suffrages de Perpinyà.
Car si l'on condamne fermement le parti, on n'en espère pas moins
récupérer un jour son électorat. Un des arguments
contraires aux noms de rues catalans fut même de dire qu'avec des
plaques en catalan les touristes risquaient de se perdre, alors que le
français est toujours présent et que s'il en était
ainsi les rues de Barcelona, d'Andorra la Vella et de Palma de Mallorca
seraient embouteillées en permanence par des milliers de touristes
égarés et que dire de Vladivostok, Prague ou Hongkong ?
Les personnes qui affirment " je suis pour le catalan, mais contre
les noms de rues dans cette langue " ne font que dévoiler
une opposition à l'existence même de notre culture. Il est
bon de rappeler que lors du sondage Media Metri sur le catalan, 75 % des
personnes interrogées se sont prononcées pour les noms de
rues bilingues. Ce que nous demandons en fait, n'est rien d'autre qu'un
respect de la volonté démocratique des habitants de ce pays.
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